When Children Are Sick, Schools Must Adapt
What COVID and Chronic Illness Have Taught Us About Education, Health, and Inclusion
For many families, the phrase “remote learning” conjures memories of the early pandemic, unplanned shifts to online instruction that were often confusing, uneven, and frustrating for students, families, and educators alike. But it’s important to remember that what most children experienced in spring 2020 was not well-designed online education, but emergency remote instruction deployed under crisis conditions. The challenges of that period, lack of preparation, inequitable access to technology, and curricula built for classrooms rather than computers, should not be used to judge the potential of remote learning for students as a matter of choice or necessity, including those whose health requires flexibility.
Remote public education is no longer a temporary emergency measure. In many U.S. states and countries globally, fully accredited public virtual schools are established components of the education system. These programs provide families with alternatives to in-person schooling, avoiding infection risk and providing access for students who prefer remote learning, or who face circumstances that make in-person attendance difficult. They are not crisis improvisations — they are part of modern educational infrastructure. Full-time virtual schools are one piece of this picture. A separate but related need is the long-standing challenge of supporting students who can’t attend in person temporarily or intermittently.
Decades before COVID, children experienced extended absences from school due to chronic health conditions, hospitalizations, or ongoing treatment. Traditional “homebound” instruction often meant limited hours with a tutor or scarce materials, and little connection to classmates or classroom routines.
Research before and during the pandemic underscores both challenges and opportunities in this area. Remote and hybrid learning tools can help students absent for health reasons stay engaged with coursework and maintain connections to teachers and peers, provided the technology, support, and policies are designed and implemented intentionally.
For children absent due to acute illness or health protocols such as fever exclusion or isolation — measures that also protect classmates and staff — districts have begun using remote tools strategically to allow students to access instruction using learning management systems and communication platforms to keep them connected to what their classmates are doing.
Students with Long COVID and other chronic health conditions face particular educational challenges. A large national analysis shows that children who have Long COVID are about 2.5 times as likely to experience chronic school absenteeism compared with their peers who do not have Long COVID, and they also have higher rates of difficulties with memory, concentration, and learning.
These findings reinforce what parents and clinicians have long known: when children are sick, rigid attendance policies do not serve their educational or health needs. Flexible learning options, including remote participation, asynchronous assignments, and hybrid models, can help students continue learning without exacerbating illness.
Studies of early pandemic remote learning show a complex picture. Some research reported negative impacts on academic performance and mental health for remote schooling during this period. However, poor outcomes were tied to how remote learning was implemented, not to the idea of remote flexibility itself. Where remote tools were used thoughtfully to support students, learning loss was limited.
This kind of flexibility requires intentional design: asynchronous work that accommodates fluctuating symptoms; frequent teacher communication; policies that avoid penalizing health-related absences; and support for families navigating both school and caregiving.
COVID has taught us that health and education are deeply interconnected. Children should not have to choose between being well and receiving a good education. Education systems that fail to adapt to the needs of children undermine learning and increase risk of spreading diseases.
Whether through dedicated virtual schools for students who need or prefer that path, or through flexible accommodations within traditional schools for students whose health requires it, remote learning is a tool that, when used thoughtfully, extends access, preserves belonging, and supports the whole child.
Version française / French translation
Quand les enfants sont malades, les établissements scolaires doivent s’adapter
Ce que le COVID et les maladies chroniques nous ont appris sur l’éducation, la santé et l’inclusion
Pour de nombreuses familles, l’expression « apprentissage à distance » évoque les souvenirs du début de la pandémie : des transitions improvisées vers l’enseignement en ligne souvent confuses, inégales et frustrantes pour les élèves, les familles et le personnel éducatif. Toutefois, il est important de rappeler que ce que la plupart des enfants ont vécu au printemps 2020 ne correspondait pas à un enseignement en ligne soigneusement conçu. Il s’agissait plutôt d’un enseignement à distance mis en place de manière urgente dans des conditions de crise. Les difficultés vécues durant cette période, notamment le manque de préparation, l’accès inéquitable à la technologie et des programmes conçus pour les salles de classe plutôt que pour les ordinateurs, ne devraient pas servir à juger du potentiel de l’apprentissage à distance pour les élèves qui y recourent par choix ou par nécessité, en particulier ceux dont l’état de santé requiert une flexibilité accrue.
L’enseignement public à distance ne constitue plus une mesure d’urgence temporaire. Dans de nombreux États américains et dans plusieurs pays à travers le monde, les écoles publiques virtuelles pleinement accréditées font désormais partie intégrante du système éducatif. Ces programmes offrent aux familles des alternatives à l’enseignement en présentiel permettant d’éviter les risques d’infection et donnant aux élèves qui préfèrent apprendre à distance — ou dont la situation complique la fréquentation scolaire — la possibilité de poursuivre leur scolarité. Il ne s’agit plus de solutions improvisées en temps de crise, mais d’une composante à part entière de l’infrastructure éducative moderne. Les écoles virtuelles à temps plein constituent un élément de ce tableau. Un autre besoin, distinct mais lié, est le défi de longue date que représente l’accompagnement des élèves qui ne peuvent pas se rendre en classe, que ce soit de manière temporaire ou intermittente.
Bien avant l’arrivée du COVID, des enfants connaissaient déjà de longues absences scolaires en raison de maladies chroniques, d’hospitalisations ou de traitements médicaux prolongés. L’enseignement à domicile traditionnel se limitait souvent à quelques heures de tutorat ou à des ressources limitées, et les enfants avaient peu de liens avec leurs camarades ou avec la routine de la classe.
Les recherches menées avant et pendant la pandémie soulignent à la fois les défis et les possibilités dans ce domaine. Les outils d’apprentissage à distance et hybrides peuvent aider les élèves absents pour des raisons de santé à rester impliqués dans leurs cours et à maintenir des liens avec leurs enseignants et leurs pairs, à condition que les technologies, les mesures de soutien et les politiques soient conçues et appliquées de manière réfléchie.
Pour les enfants absents en raison d’une maladie aiguë ou de protocoles sanitaires (comme l’exclusion en cas de fièvre ou l’isolement, deux mesures qui protègent également les autres élèves et le personnel), certains districts scolaires ont commencé à utiliser stratégiquement les outils numériques. Ces outils permettent aux élèves d’accéder à l’enseignement au moyen de plateformes de gestion de l’apprentissage et de communication qui les maintiennent connectés aux activités de leur classe.
Les élèves atteints de COVID long et d’autres maladies chroniques font face à des défis éducatifs particuliers. Une vaste analyse nationale montre que les enfants atteints de COVID long sont environ 2,5 fois plus susceptibles de souffrir d’absentéisme scolaire chronique que leurs pairs qui n’en sont pas atteints. Les élèves atteints de COVID long présentent également davantage de difficultés sur les plans de la mémoire, de la concentration et de l’apprentissage.
Ces résultats confirment ce que les parents et les cliniciens savent depuis longtemps : lorsque les enfants sont malades, des politiques d’assiduité rigides ne répondent ni à leurs besoins éducatifs ni à leurs besoins de santé. Des options d’apprentissage flexibles, y compris la participation à distance, les travaux asynchrones et les modèles hybrides, peuvent aider les élèves à poursuivre leur apprentissage sans aggraver leur état de santé.
Les études portant sur l’apprentissage à distance au début de la pandémie dressent un portrait nuancé. Certaines études ont signalé des effets négatifs sur les résultats scolaires et la santé mentale durant cette période. Toutefois, ces mauvais résultats étaient liés à la manière dont l’apprentissage à distance avait été mis en œuvre, et non au principe même de la flexibilité à distance. Lorsque les outils numériques étaient utilisés de façon réfléchie pour soutenir les élèves, les pertes d’apprentissage demeuraient limitées.
Ce type de flexibilité exige une conception intentionnelle : des travaux asynchrones adaptés aux symptômes fluctuants, des communications fréquentes avec les enseignants, des politiques qui évitent de pénaliser les absences liées à la santé et un soutien aux familles qui doivent gérer à la fois l’école et les soins.
Le COVID nous a appris que la santé et l’éducation sont profondément liées. Les enfants ne devraient pas avoir à choisir entre leur bien-être et une bonne éducation. Les systèmes éducatifs qui ne s’adaptent pas aux besoins des enfants nuisent à l’apprentissage et augmentent les risques de propagation des maladies.
Que ce soit par l’intermédiaire d’écoles virtuelles dédiées aux élèves qui préfèrent cette formule ou qui en ont besoin, ou encore par l’intermédiaire d’accommodements flexibles dans les écoles traditionnelles pour les élèves dont la santé l’exige, l’apprentissage à distance est un outil qui, lorsqu’il est utilisé avec discernement, élargit l’accès à l’éducation, préserve le sentiment d’appartenance et soutient le développement global de l’enfant.










